A propos – Miryam KEBE


Passionnée d’entrepreneuriat depuis petite, j’ai dans un premier temps démarré un CAP Coiffure avec des rêves plein la tête : Participer à un concours, poursuivre mes études dans la coiffure et surtout ouvrir mon propre salon. Mon caractère calme et posé n’a cependant pas résisté au stress et au rythme que m’imposait la coiffure, 6 mois plus tard, j’ai démissionné du salon dans lequel je faisais mon apprentissage. Burn-out ? Dépression ? Vous appellerez ça comme vous voulez, j’étais à terre, totalement angoissée par rapport à mon avenir. Mais je me suis prise en main, j’ai cherché tout et n’importe quoi, juste pour fuir la tension familiale du : « On t’avait bien prévenu d’aller en seconde générale, toi qui avait de si bonnes notes ».

J’ai démarré un BEP secrétariat en alternance chez un transporteur, refusé le CDI et le BAC pro en alternance que ce même employeur m’offrait deux ans plus tard. Pourquoi ? Parce que je m’ennuyais à mourir, j’étais plus serveuse de café pour le bureau de direction que secrétaire. J’ai cherché un autre employeur pour poursuivre en BAC pro, j’ai trouvé une menuiserie : Au secours, je n’ai tenu que deux semaines enfermés entre 4 murs d’un bureau des années 70 avec des vitres VERTES, ça existe encore ? Bref taper des devis toute la journée et ne voir personne ce n’était pas pour moi.

Ouf, je trouve un employeur, un cabinet de médecine générale, juste avant la rentrée. Je travaille vite et bien, on est satisfait de moi et malgré que les fins de journée soient un peu longues, j’apprécie l’environnement et le contact avec les patients.

Mon contrat fini, mes diplômes en poche, je ne voulais plus faire de compromis avec mes valeurs et mon idéal de vie, je ne voulais plus non plus être dans un job où j’ai l’impression qu’absolument n’importe qui pourrait me remplacer.  J’ai tout de même recherché un emploi quelque temps ne sachant pas quoi faire d’autre, mais je n’ai pas trouvé.

L’envie d’entreprendre ne m’a jamais quitté, j’aimais beaucoup créer des objets, des bijoux et me voyais bien vendre mes créations ou créer des ateliers et des tutos. J’avais même pensé à un nom « Cocci’Créa » (j’aime beaucoup les coccinelles, elles sont pour moi un symbole de liberté) et commencé à étudier le projet, mais je ne suis ensuite pas allé plus loin sur cette idée-là.

Par contre, ayant quelques amis à la fac avec des besoins en PC, disque dur et clé USB à petits prix. Je pense à un projet de vente direct. J’étudie le projet grâce aux ressources de l’APCE, mais entièrement seule. Je prévois un certain investissement pour ce projet et commence directement à le dépenser en achetant des produits chez des fournisseurs que j’ai d’ailleurs eu beaucoup de mal à trouver. Déception : Des produits non-conformes à leur description, de mauvaise qualité et d’autres qui n’arriveront jamais. Des fournisseurs devenus fantômes une fois l’argent envoyé. High-tech’titude (le nom que j’avais choisi) ne verra jamais vraiment le jour.

En 2012, toujours cette envie viscérale d’entreprendre, je remets ça ! On trouve un fournisseur de bijoux dont on aimerait tout acheter ma maman et moi. Avec toutes ces vendeuses sur Facebook, je me dis que c’est facile, que moi aussi, je vais pouvoir faire mon petit commerce. Je commence à commander un stock de bijoux et à vendre une partie via ce réseau, puis je crée mon site web. Je passe des heures, des nuits et y prend beaucoup de plaisir à le peaufiner. J’échange avec d’autres femmes entrepreneures, me fais énormément de contact Facebook. J’échange aussi sur les forums d’entrepreneuriat et apprends énormément sur le tas. Notamment que je dois avoir une image professionnelle, je m’entoure d’un webdesigner et refait entièrement mon identité visuelle.

Mes contacts me demandent souvent de l’aide, je finis par créer une vingtaine de ecommerce. Puis je perds le plaisir, je me rends compte que comme moi, elles investissent : 1 dans leurs produits, 2 dans leur site web. 0 stratégie, 0 accompagnement. La plupart de ses sites ne sont toujours pas rentables ou n’existent plus. La principale n’est pas d’avoir un site agréable et fonctionnel, le principal est de VENDRE et de RENTABILISER son projet.

En même temps, je rassemblais toutes ces femmes entrepreneures sur une page Facebook BusyWomen, puis en novembre 2013 débute le blog busy-women.Fr. Un blog pour s’inspirer et apprendre. Un blog pour mettre en lumière les femmes entrepreneures.

Depuis 2016, grâce au réseau d’expertes les femmes peuvent trouver des professionnelles qualifiées qui les comprennent en tant que maman et femme.

Passionnée, je passe beaucoup de temps à apprendre, à me former via des livres, des programmes et en m’entourant de coachs et d’expertes.

Ce que je retiens de mon expérience :

  • Exploiter nos dons : Je ne suis pas allé de suite vers mes dons (talents innés), vers ce qu’on appelle la zone de génie. Je suis plutôt resté dans ma zone de compétence (le secrétariat dans un premier temps), puis ma zone d’excellence (la création de site web). Alors que ma zone de génie se situe dans le fait de vous motiver et vous inspirer, vous, en tant que femme, à vivre une vie qui vous épanouisse, et ce, avec comme outil principal l’entrepreneuriat.
  • Investir en soi : Je n’ai pas toujours investis au BON endroit. Le meilleur investissement à faire est en soi-même. Vous trouverez toujours des méthodes pour démarrer de zéro ou en mode « lean » mais pour cela, il faut partir du meilleur de nous-mêmes : de nos ressources et de nos dons.
  • S’entourer : Self made woman ? Pas du tout, j’ai fait des bons en avant énormes grâce aux coachs et aux mentors qui m’ont entourée. Soyons reconnaissant et plein de gratitude envers les autres, enrichissons-nous de ce qu’ils ont à offrir.

Ces années m’ont aussi apprise ce que je voulais vraiment, et ce, en expérimentant ce que je ne voulais PAS.

Qu’est-ce qui a maintenu mon envie d’entreprendre ? Ma FOI, ma PERSÉVÉRANCE et ma MOTIVATION. Et c’est ce que j’ai envie de vous transmettre. Je veux que vous continuiez de croire en vos aspirations, que vous prenez confiance en vous-même et que vous continuez d’avancer pas après pas.

Nul besoin de vivre une vie de rêve pour être heureux, il suffit de composer avec ce que l’on est, ce que l’on a et de l’apprécier pleinement.

Aujourd’hui, je choisis de vivre une vie qui m’épanouit plutôt qu’une vie que je subis. J’ai des challenges au quotidien, tout autant que vous, et ces challenges nous permettent de nous dépasser, de nous ouvrir à la lumière qui est en nous…

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