Adeline : avec Marbella Paris, bijoux et entrepreneuriat lui collent à la peau

À la base étudiante en droit, Adeline Moniez s’est un peu cherchée niveau orientation. Alors qu’elle est pourtant en maîtrise, la Picarde, qui a migré sur Paris pour son cursus, décide alors de faire un stage d’attachée de presse. C’est à ce moment là que sa destinée va basculer pour s’écrire en lettres dorées. Adeline fait la rencontre d’une journaliste qui porte des petits cristaux Swarovski à même le corps. C’est le coup de foudre ! D’un coup, d’un seul, l’élan créatif de la belle blonde s’emballe et les idées fusent. Elle retourne dans les Hauts-de-France, à Sailly-Laurette, petit village de Somme de 300 âmes, pour y investir l’auberge familiale qu’elle transforme en maison de luxe.

Marbella, un hommage à son grand-père

2005 marque la naissance de Marbella Paris, un lieu où sont fabriqués de manière totalement artisanale de magnifiques bijoux de peau, tatouages éphémères et maquillages. Un nom franco-espagnol, pour le côté capitale mondiale de la mode et pour rendre hommage au grand-père de la fondatrice. Adeline Moniez a, en effet, voulu faire un clin d’œil à son aïeul, artiste peintre à Marbella. La marque samaro-parisienne colle d’ailleurs parfaitement au côté chic de la ville côtière andalouse qui évoque le soleil, la mer, les vacances. On ne renierait d’ailleurs pas une petite escapade dans l’un des hôtels à Marbella pour passer du bon temps sur les bords de la Costa del Sol…

Mais trêve d’évasion, revenons à nos moutons, ou plutôt à nos bijoux, confectionnés grâce à une technique bien particulière. Car en plus d’avoir créé de toutes pièces sa belle entreprise et de dessiner la majorité de ses modèles, Adeline a tout simplement mis au point et breveté, en collaboration avec un laboratoire pharmaceutique, la technologie dermo-adhésive et hypoallergénique de ses créations. La classe ! Grâce à son esprit d’entreprise, sa persévérance et son idée novatrice, la brillante chef d’entreprise a révolutionné le monde de la bijouterie et de la joaillerie. « Si on y croit, tout peut réussir », résumait-elle lors d’un entretien accordé au Conseil départementale de la Somme.

De Dior à Miss Univers, la success story du made in Picardie

Fabriqués par les doigts de fées d’une dizaine d’artisans locaux, ces bijoux raffinés font honneur au terroir aussi via la dentelle de Calais, utilisée pour la réalisation de certains bijoux de peau. Pierres précieuses, or, cuir ou pigments sont aussi de la partie dans les différentes collections signées Marbella Paris. Séduit par la beauté et la précision de ces orfèvres picards, Dior a été le premier grand nom à faire confiance à la société montée par Adeline Moniez.

Ses bijoux de peau autoadhésifs ont depuis tapé dans l’œil de nombreuses marques et célébrités. On peut citer pêle-mêle Lancôme, Séphora, Swarovski, L’Oréal ou Kenzo. « Nous avons connu des hauts avec des commandes qui nous ont permis d’embaucher jusqu’à 30 personnes, ce que j’ai très mal vécu car on a perdu pendant ce temps-là le côté familial auquel on tient tant », regrettait néanmoins la talentueuse entrepreneuse dans les colonnes du Courrier Picard. Par ailleurs, la James Bond girl Léa Seydoux, la chanteuse Hélène Ségara ou encore la Miss Univers Iris Mittenaere sont tombées sous le charme des créations d’Adeline. Mais on ne va pas tous les citer, parce qu’il y a de trop de gens qui l’aiment.

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