Elina, entrepreneuse : je voulais faire un truc qui me donne envie de bosser même les jours fériés

Rencontre avec Elina

entrepreneuse

Bonjour, je m’appelle Elina, et j’ai un don pour dénicher les plaisirs, où qu’ils se trouvent. C’est pourquoi j’accompagne les particuliers pour les aider à (re)trouver le bonheur. Vous pouvez me retrouver sur : https://www.happyelina.com/

Qu’est-ce qui a motivé votre envie, vos ambitions de devenir entrepreneuse ?

J’ai souhaité devenir entrepreneuse dès que j’ai intégré le monde du travail. J’ai directement repéré que je n’y avais pas ma place, et que je terminerais malheureuse si je devais me forcer à obéir à ses règles (à mes yeux) vieillottes. Je suis une personne qui travaille très vite et de manière passionnée, ce qui selon moi était incompatible avec un job routinier payé à l’heure. De plus, j’ai besoin d’être maîtresse de ma barque, ce qui n’allait pas du tout avec le fait d’être salariée devant répondre aux ordres de mon patron. Alors, afin de travailler à mon rythme et en toute autonomie, il était clair que la meilleure solution était de créer moi-même mon travail.

Quelle est l’histoire de la création de votre entreprise ?

Lorsque j’ai quitté le salariat, j’ai quitté un emploi d’assistante commerciale. J’adorais l’administratif et je ne m’étais jamais posé la question de ce que je pourrais faire d’autre. Je venais d’un domaine pourtant différent : j’ai fait mes études dans la communication et le journalisme web, et mon premier travail était un emploi de chargée de communication. Mais comme j’avais passé plusieurs années à travailler dans l’administratif et que j’étais très appréciée dans ce domaine, j’ai eu l’idée de créer mon entreprise d’assistanat / secrétariat.

Lors de la préparation de mon entreprise, j’ai découvert plus en profondeur le monde du développement personnel (que j’appréciais déjà énormément, mais que je nommais « psychologie » jusqu’alors). J’ai notamment découvert le métier de coach de vie. J’ai alors eu l’idée de lancer mon blog personnel www.jadmirelavie.fr, juste pour le plaisir. Et puis le déclic est arrivé : c’est là-dedans que je veux travailler, le secrétariat m’ennuie déjà.

Le jour de la création de ma micro-entreprise dans le secrétariat, j’ai décidé d’opérer un virage à 180° : je vais faire un métier qui me botte réellement. Non pas quelque chose qui serait la continuité de mes années de salariat barbantes, mais un truc qui me donne envie de bosser même les jours fériés.

C’est ainsi que j’ai pris le temps de réfléchir sérieusement à mon projet. Et puis un jour de juin 2017, ma véritable entreprise, celle pour laquelle j’ai envie de me battre bec et ongle, est née : Happy Elina.

Comment est-ce que vous vous entourez ? Avez-vous rejoint des clubs, réseaux, êtes-vous accompagnée en individuel ?

Afin de m’aider à percer ma carapace de salariée pour découvrir quel métier je voulais réellement faire, j’ai fait appel à une coach que l’on ne présente même plus : Céline Pod. Elle m’a aidée à réfléchir très sérieusement à mon projet afin de lui donner vie. C’est d’ailleurs Céline, grâce à son groupe Facebook Les Entrepreneuses Qui Déchiiiiiirent!, que j’avais commencé à remettre en question ma future entreprise. Depuis, j’ai rejoint plusieurs groupes Facebook similaires, dédiés aux entrepreneuses. Cela m’aide à grandir en tant que cheffe d’entreprise.

Mais pour être une bonne entrepreneuse, il faut également grandir intérieurement, c’est pourquoi je continue de me former sur de nombreux sujets. En ce moment, je focalise mon attention sur la féminité, le féminisme, ce qu’est être femme… C’est un sujet que j’affectionne énormément, et ce depuis toujours (j’ai tenu un blog à destination des filles lors de mes années universitaires et ai même rédigé un mémoire sur le féminisme pour clôturer mes études).

Une chose que je conseille également : rejoindre un mastermind. C’est un groupe composé de plusieurs entrepreneuses, qui discutent de leurs objectifs, qui se conseillent et s’entraident. Chaque lundi, je discute ainsi avec un petit groupe, ça m’aide à me dépasser et à tenir les promesses que je me suis faites.

Quelles sont les 3 valeurs que vous avez le sentiment d’incarner et que vous voulez véhiculer ?

J’estime véhiculer 3 catégories de valeurs essentielles :

1. Plaisir / Liberté / Rêve / Créativité / Sérénité : pour moi, le plaisir est indispensable pour vivre ; et je ne conçois pas le plaisir sans qu’il soit composé de liberté, de rêve, de créativité, et de sérénité (il n’y a pas de véritable plaisir sans paix intérieure).

2. Apprendre / Partager : j’aime me former sans cesse. Lorsque j’ai terminé mes études, je voulais continuer. J’étais triste de devoir intégrer le monde du travail. Je voulais apprendre, encore et encore, et partager mes découvertes avec mes proches. Et puis j’ai fini par découvrir que je pouvais en faire mon métier : apprendre sans cesse, et partager cet apprentissage avec les autres pour qu’ils tendent vers le bonheur.

3. Amour-propre : voilà ce que je cherche à atteindre avec mon entreprise ; je veux que chacun s’aime soi-même. Parce que tant que l’on ne s’aime pas, on ne peut pas sincèrement aimer les autres, ni vivre en harmonie avec eux. Et c’est le grand mal de notre société : nous avons un mal terrible à vivre les uns avec les autres. Alors, apprenons tout d’abord à nous aimer nous-même, et le monde ne s’en portera que mieux.

Être une femme et entrepreneuse, qu’est-ce que ça change ?

Comme je ne suis pas un homme, il m’est très compliqué de répondre à cette question. Mais d’après ce que j’ai pu lire et remarquer, les hommes entrepreneurs se posent beaucoup moins la question d’être légitimes ou pas. Ils se lancent, et c’est tout. En tant que femme, on a tendance à avoir peur de passer à l’action. Par peur de ne pas être légitime : peur de ne pas avoir assez appris, peur de ne pas avoir assez de diplômes, peur de ne pas avoir assez d’expérience, peur de n’être qu’un petit grain de sable dans une énorme tempête d’entrepreneurs en feu.

Je ne peux pas répondre pour toutes les femmes, et j’en connais qui n’ont aucun mal à dépasser leurs peurs, mais pour moi, la plus grosse difficulté est d’oser. Je me mets des coups de pied aux fesses chaque jour pour me forcer à continuer, parce que je peux aller loin, très loin, si je me le permets.

Un conseil pour les femmes qui hésitent à se lancer ?

Rejoignez un groupe d’entrepreneurs, et faites-vous accompagner par une coach qui est passée par les mêmes difficultés que vous. Vous apprendrez des erreurs des autres, et verrez que tout est possible. Il y a des milliers de femmes en France qui y arrivent, alors pourquoi pas vous ?

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *