Rien n’exige de sacrifice

Que de Mampreneures s’auto-flagellent… et j’en ai fait partie !

On sacrifie notre temps, notre plaisir, noter confort, notre bien-être…

Au nom de quoi ? Au nom des enfants (vous imaginez le fardeau qu’ils portent), au nom de notre business, au nom de l’argent… STOP !

Est-ce que vous voulez vraiment véhiculer une énergie de sacrifice ? Une énergie aussi basse, aussi violente, où vous vous mettez vous-même au second plan.

On n’a pas forcément appris à créer, à vivre avec amour, avec plaisir, en suivant ses envies et ses intuitions.
 » Fais d’abord tes devoirs.  »
 » Fais-moi plaisir.  »
 » Tu ne penses qu’à t’amuser.  »
 » Tu rêves trop, remets les pieds sur terre.  »
On a appris à être de gentille petite fille polie et sage. Gentille mais fausse. Gentille mais frustré.

Une cliente me disait ne pas avoir le choix, en parlant des enfants, du temps incalculables qu’elles passaient à faire la cuisine et le ménage s’en y prendre de plaisir parce qu’au fond elle n’aime pas ça cuisiner !

On a toujours le choix !

Si la cuisine, c’est votre truc à vous ok, je serais la première à vous encourager à y passer du temps. Mais si c’est un sacrifice, si vous vous sentez obligé, que vous aimeriez bien être en train de faire autre chose. Vous allez tôt ou tard dépérir, vous en vouloir, être amer et aigrie. Voir en vouloir à quelqu’un d’autre si vous ne vous rendez pas compte que vous êtes la première à vous infliger ça.

J’évoque la cuisine, mais ce n’est qu’un exemple, c’est pareil pour tout. En vous autorisant à vous écouter, à prendre soin de vous, à faire passer vos besoins en priorité, vous serez beaucoup plus sereine, apaisée, disponible, vous embellirez votre quotidien !

Et si on reste toujours dans cet exemple banal de cuisine, vous cuisinerez peut-être encore, mais avec plaisir ! Vous passerez le temps qui paraît juste, cuisinerez ce qui vous plaît, ce qui vous parle.

Actuellement, je suis enceinte, pour la troisème fois (vous le savez peut-être suite au reportage sur France 2). La mémoire collective des femmes nourrie par la culture et les peurs, nous amène à penser l’accouchement comme un sacrifice, une douleur quasi-obligatoire. C’est « normal » de souffrir pendant un accouchement à moins d’être anesthésié.

C’est comme si c’est douleur était nécessaire à la vie, comme si elle était en elle-même un bonheur, une réussite. Combien de fois ai-je lu ou entendu des phrases du genre : « J’en ai bavé, mais je suis fière d’être passé par là. »

Dans le « dictionnaire des maux et des malaises » dont je vous avais déjà parlé, j’ai lu au sujet des douleurs de l’accouchement qu’elles pouvaient être liées à l’accumulation des douleurs de notre enfant intérieur ou également, pour nous rappeler la responsabilité de cet enfant intérieur.

La responsabilité, encore une fois. Comment est-ce qu’on a pris soin de nous, de nos douleurs ? L’acceptation, la guérison de nos blessures est-elle en cours, ou est-ce qu’on les cache encore au fond de nous, sous un épais tapis ?

Lors de ma deuxième grossesse, j’avais discuté avec une sophrologue à ce sujet. Elle me disait avoir accouché sans douleur et dans la joie, que c’était une idée préconçue, une croyance bien ancrée, que l’accouchement soit douloureux. J’ai donc décidé de préparer l’accouchement avec la sophrologie.

Je n’ai pas souffert durant les contractions, j’étais confiante, sereine, je respirais, j’accueillais, je parlais à mon enfant. Jusqu’à ce qu’on me propose la péridurale. Malgré l’absence de douleur, j’ai dis oui. Je voulais un filet de sécurité. Être « sûr » de pas avoir mal ! Et bien, j’ai eu mal !

Ce que je veux vous dire par là c’est que l’on ne « doit » pas souffrir, on ne « doit » pas faire de sacrifice. Mais pour ça, on doit vivre dans la CONFIANCE, la confiance en nous et en ce qu’il y a de plus grand et de parfait, Dieu, pour moi. ON NE PEUT PAS vivre avec filet de sécurité.

Ps : Le prochain Talking-women, mardi 27 Juin à 13 heures, sera sur le thème : Comment se faire connaître avec pour experte invitée : Claire Négrier. Vous pouvez me transmettre vos questions sur le sujet si vous le souhaitez, et également les poser en live. Il n’y aura pas de replay, je souhaite que chacune puisse s’exprimer librement.

 

Talking-Women

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