Elise : « On ne me voit pas comme une femme entrepreneure et pourtant… »


Rencontre avec Elise qui nous raconte son parcours avec authenticité

On ne me voit pas comme une femme entrepreneuse et pourtant je fais partie de la catégorie de celles qui ne s’arrêtent jamais. C’est vrai que ce trait de caractère est ancré en moi depuis l’enfance, je déteste rester à ne rien faire, j’ai toujours besoin d’avoir mille projets en cours. Si je fais ça, ce n’est pas seulement pour m’occuper, pour passer le temps comme on pourrait le penser, et surtout comme beaucoup le pensent, j’en suis sûre. Si je m’occupe autant, c’est parce que je trouve ça excitant, je ne m’ennuie jamais, je rêve toujours et j’agis constamment.

 

Dans la vie je suis scénographe, c’est mon premier travail, celui pour lequel j’ai fait sept ans d’étude, avec deux amies nous avons même créé notre compagnie de théâtre et nous travaillons à la création de notre premier spectacle depuis un an et demi. Mon deuxième travail c’est blogueuse, alors oui blogueuse c’est un vrai travail. Cette activité, qui n’est pas liée qu’à un caprice, demande beaucoup d’investissements, de rigueur et de temps. Le seul problème de cette activité c’est qu’elle ne génère pas de rémunération (en tout cas, pas à mon échelle). Mon troisième travail c’est couturière. Cette activité est avant tout une passion, mais aujourd’hui, c’est la seule activité que j’exerce qui me rapporte un peu d’argent grâce à ma boutique en ligne. Je pourrai avoir un « vrai » travail, plus conventionnel, et qui m’assurerait un salaire fixe, mais je ne peux pas et même si je pouvais je n’en voudrais pas. Je n’ai pas le temps d’avoir un emploi fixe parce qu’avant tout je suis maman. Avoir toutes ces activités, qui mises bout à bout représente une charge de travail d’une trentaine d’heures par semaine, me permet de me faire un emploi du temps sur mesure et de me consacrer à mon fils de 5 mois.

 

Il y a un peu plus d’un an, je suis partie m’installer aux États-Unis pour suivre mon mari qui venait d’y signer un contrat de trois ans. Ensemble, nous avons fait le choix de partir et de changer de vie, très rapidement nous avons décidé de faire un enfant et au milieu de ma grossesse j’ai reçu mon permis de travail. Le coût de la vie à Washington est comparable à celui de Paris et les modes de garde pour enfant sont très chers. Nous nous sommes vite rendu compte que nous n’aurions pas les moyens de payer la crèche ou une nounou. Je ne me considère pas comme une mère au foyer. Je suis une femme entrepreneuse qui travaille chez elle et où il se trouve qu’il y a son bébé. Il est ma priorité, mais je sais aussi que pour être une bonne mère épanouie et heureuse, je dois aussi prendre le temps de m’occuper de moi et de mon activité. Après plusieurs mois de cohabitation, il semble que nous ayons trouvé notre vitesse de croisière.

 

Ayant fait des études artistiques, on me prend souvent pour quelqu’un en dehors de la réalité et du monde du travail. C’est cette image qu’on peut avoir de moi qui me pèse particulièrement. J’ai effectivement fait des études artistiques, mais ce sont de vraies études. Il est également vrai que mes différentes activités ne me rapportent que très peu d’argent, mais ce sont de vraies activités professionnelles qui m’apportent énormément chaque jour et qui me laisse la liberté de mener la vie qui me correspond à 100%.

 

Pour découvrir l’univers d’Elise : thecomptoir.com ou sur facebook

 

 

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